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Bisexualité, pansexualité et Bi’Cause

Science · Culture · histoire · politique · esprit critique

Bisexualité, pansexualité et Bi’Cause

(Dossier rédigé, autant que possible, en français inclusif tel que proposé par Alpheratz)

Alors Alex, pour une fois tu ne vas pas nous parler d’intelligence artificielle ?

Effectivement, aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet plus personnel et qui est aussi un engagement militant pour moi. Je vais vous parler de bisexualité et de pansexualité, d’abord parce que je suis concernæ, je suis pansexuæl, et d’autre part car je suis membre actix de l’association Bi’Cause, association Bi, Pan et +, dont je voudrais parler un peu également.

Généralités et définitions

Tu parles de bisexualité et de pansexualité, qu’est ce que c’est ?

Alors d’abord la bisexualité, si je vous demande ce que c’est vous allez me dire…

(Être attiræ par les hommes et les femmes.)

Oui, alors cela c’est une définition qui a longtemps été utilisée mais qu’à Bi’Cause on a tendance à considérer comme incomplète. Pourquoi ? Si vous avez écouté ou lu mon dossier de l’épisode 2 d’Âge Critique vous devez déjà avoir une petite idée 😉 pour les autres je réexplique: le problème, c’est que même si la grande majorité des personnes se définissent comme un homme ou comme une femme, ce n’est pas le cas de tout le monde. Il y a des personnes qui se définissent comme non-binaires – par exemple de genre fluide, agenre, de genre neutre, etc. Sous la définition “historique” de la bisexualité ces personnes sont exclues, parce que ce ne sont pas des hommes ou des femmes. On préfère donc, à Bi’Cause, définir la bisexualité comme “être attiræ par des personnes de toute identité de genre”.

Pourtant on pourrait dire que dans “bisexualité” il y “bi”, ça veut dire deux…

Effectivement, on s’éloigne de l’étymologie, c’est voulu. En l’occurrence cela paraîtrait absurde de ne pas le faire, étant donné qu’il n’y a jamais eu la moindre intention de la part des bisexuaæls de rejeter les personnes non binaires. Il s’agit d’une simple mise à jour, les mots ont des racines mais leur sens évolue en permanence en fonction des usages.

On m’a aussi parlé d’autres choses qui ressemblent: biromantique, bicurieux, hétéroflexible, …

Oui effectivement. Bicurieux, c’est un terme utilisé par certaines personnes qui s’identifient ou se sont identifiés comme hétéro ou homo mais explorent ou sont en questionnement sur une sexualité ou une orientation bisexuelle. Hétéroflexible (ou homoflexible), c’est quelqu’an qui s’identifie principalement comme hétérosexuæl ou homosexuæl et a surtout des attirances et des relations qui correspondent à cette orientation, mais qui peut avoir parfois des attirances et des relations autres.

Biromantique, c’est autre chose. Certaines personnes distinguent d’une part l’orientation sexuelle – qui concerne les personnes pour qui on a un désir sexuel – et l’orientation romantique – qui définit les personnes avec qui on éprouve une attirance romantique ou amoureuse.

Biromantique, cela veut dire qu’on éprouve ce type d’attirance pour des gens de tous genres. On peut se définir par exemple comme biromantique et homosexuel, ce qui veut dire qu’on peut vivre des histoires d’amour avec des personnes de tous genres mais que ces histoires seront platoniques sauf avec les personnes du même genre, ou au contraire par exemple comme hétéroromantique et bisexuel, ce qui veut dire qu’on vit des attirances sexuelles pour des personnes de tous genres mais un désir romantique uniquement pour des personnes d’un autre genre.

Personnellement, j’ai du mal à définir exactement ce qu’est une attirance romantique donc j’ai tendance à ne pas utiliser ce vocabulaire, mais il est très utile à d’autres personnes pour qui il décrit très bien leur réalité.

Et donc, tu as dit être toi pansexuæl, c’est quoi la pansexualité ?

Pour reprendre encore une fois la définition de Bi’Cause, que je fais mienne, c’est “être attiræ par des personnes sans considération de genre”. Si on reste sur des considérations étymologiques, pan cela veut dire “tout”, ici ça ne veut pas du tout dire qu’on serait attiræs par tout le monde, mais plutôt que l’ensemble des personnes est considéré comme un tout, au sein duquel certaines personnes nous attirent, sans faire de distinctions (notamment de genre) entre elles. (Le concept correspondant de panromantique existe pour l’orientation romantique.)

Mais alors c’est quoi la différence avec la bisexualité ?

Le sens particulier de pansexuel, c’est vraiment cette notion de “sans considération de genre”. Je rencontre des personnes, certaines m’attirent, l’attirance ou la relation que je souhaite vivre avec est quelque chose de propre à moi et à ces personnes. Leur genre n’est pas quelque chose qui m’importe dans mon attirance ou le type de relation que je veux vivre.

Comme contraste, je peux citer un camarade de Bi’Cause qui se définit lui comme bisexuel, et qui m’explique qu’il est attiré par des personnes de tous genres, mais qu’il vit son attirance pour les hommes et pour les femmes très différemment, et qu’il ne se projette pas dans les mêmes relations avec les uns et les autres. Ce n’est pas un ressenti que je partage, mais c’est un exemple de quelqu’un qui se définit comme bi et pas pan.

Au niveau du vocabulaire, on peut opposer bisexualité et pansexualité aux monosexualités, c’est à dire l’attirance pour un seul genre (le sien ou un autre).

Bisexualité ou pansexualité, la nuance est-elle vraiment si importante ?

Cela dépend pour qui ! Pour moi à titre personnel, je dirais moyennement : je me définis véritablement comme pan et si vous dites que je suis bi je vais sans doute vous corriger et vous expliquer la différence si je pense que c’est utile, mais ça ne me posera pas plus de problème. Mais pour par exemple l’ami dont je parlais c’est juste faux de le considérer comme pan, et plus généralement d’autres personnes ont des sentiments très forts par rapport à cela, et ne voudront absolument pas accepter l’étiquette bi si elles sont pan ou vice versa. Les définitions de Bi’Cause de la bisexualité et de la pansexualité n’ont rien d’universel, les gens utilisent les mots comme als veulent, il y a parfois des incompréhensions et des maladresses, et il peut y avoir toutes sortes de raisons, personnelles, historiques, militantes, etc. qui font qu’une personne veut utiliser ou non telle étiquette; respectez simplement comment chacan veut se faire appeler.

Qu’est ce que tu veux dire par des incompréhensions ?

Je voudrais juste insister sur un point, c’est que ces questions de bisexualité et de pansexualité, cela n’a strictement rien à voir avec la transidentité. J’ai pu lire des définitions malheureuses de la pansexualité comme une attirance pour “les hommes, les femmes et les trans”. C’est une définition qui est problématique car profondément transphobe. Les hommes trans sont des hommes, les femmes trans sont des femmes, al n’y a pas besoin d’une nouvelle orientation pour elleux. Insinuer que les bisexuæls rejetteraient les personnes trans ou que les pansexuæls les considéreraient comme un cas à part est insultant pour les ans comme pour les autres

Biphobie et panphobie

D’accord, et c’est facile d’être pansexuæl ou bisexuæl aujourd’hui ?

Bah… C’est toujours pareil, comparé à quoi ? Relativement à plein d’autres contextes, j’ai bien de la chance de vivre en France au début du 21e siècle. Mais même en France au début du 21e siècle, des gens se font rejeter, discriminer, agresser, tuer en raison de leur orientation sexuelle et c’est inadmissible. Bi’Cause a co-organisé en 2017-2018 une grande enquête sur la biphobie et la panphobie, en partenariat avec d’autres associations LGBT+. Plus de 3600 réponses, rapport toujours en cours d’élaboration, mais premiers chiffres:

  • 55 % des personnes, bi.e.s ou pans ont déjà subi une remise en cause de leur orientation sexuelle
  • 93 % a déjà entendu des propos biphobes (qui ne leur étaient pas adressés), ce qui a en a conduit 66 % à limiter leur visibilité.
  • 38 % confient ne pas pouvoir parler librement de leur orientation en famille
  • 44 % ne le fait pas non plus auprès du corps médical.

Quand on parle de biphobie ou de panphobie, c’est différent de l’homophobie ?

Bah évidemment l’homophobie ne fait pas dans la distinction; quelqu’un qui hait ou rejette les gays et les lesbiennes ne va en général pas être plus tolérant avec les bi.e.s et les pans. On est régulièrement touchæs aussi par ce que j’appelerais la “LGBTphobie ordinaire”. Mais il y a des formes de haine et de discrimination qui sont propres à nos orientations aussi.

Tu peux nous en dire plus ?

Le plus courant, c’est la négation même de nos orientations. On entend souvent, assez incroyablement, que la bisexualité et la pansexualité n’existent pas, et qu’al faut absolument “choisir” entre homosexualité et hétérosexualité. C’est quelque chose qu’on entend de la part d’hétéros, qui vont considérer que c’est une phase, une passade, une periode de questionnement et d’exploration avant de rentrer dans le droit chemin. (A contrepied j’aime bien dire “Avant j’étais hétéro, mais c’était juste une phase.”) Et on l’entend également de la part de gays et de lesbiennes qui semblent parfois penser que l’identité bisexualle est forcément une periode de transition pour des personnes qui n’assument pas encore leur homosexualité (une camarade racontait notamment s’être faite dire par une lesbienne qu’elle était “une chrysalide qui n’est pas encore devenue papillon”, ça a l’air mignon… mais en fait non).

Le problème c’est que tout cela renvoie à des phénomènes qui existent, et qui ne sont pas du tout un problème : c’est parfaitement possible d’explorer (temporairement ou non) des attirances homosexuelle et de se définir au final comme hétéro, et certans homosexuæls vont effectivement un moment s’identifier comme bi pendant leur coming out. Mais cela n’invalide pas nos propres orientations bi ou pan.

Concernant la pansexualité, c’est la même chose en pire, vu que certans vont accepter la bisexualité mais refuser de reconnaître la pansexualité.

D’accord, et quand les orientations sont reconnues, ça va mieux ?

Ben… pas forcément. Notamment on peut avoir aussi du rejet, parfois violent, de la part de nos partenaires par rapport aux attirances vers des personnes d’autres genres. On ne compte plus les cas de personnes en couple hétéro – souvent marié – dont lu compain rompt ou demande le divorce quand sa relation lui apprend sa bisexualité ou sa pansexualité. Inversement, une femme pan m’a raconté avoir été rejetée par des lesbiennes pour qui toute femme ayant pu avoir des relations ou une attirance pour un homme était “souillée”.

Plus généralement, les bi.e.s et les pans ont une sale réputation auprès de beaucoup de gens hétérosexuæls ou homosexuæls, als sont considéræs comme obsédæs, volages, pas fiables, … Al y a une sorte de peur et de jalousie d’une attirance qu’als ne comprennent pas et par laquelle als se sentent menacés. Pourtant il n’y a rien dont être effrayæ : que nous soyons hétéro, homo, bi ou pan, nous sommes touz attiræs par diverses personnes. Pour nous autres bi.e.s et pans ces personnes peuvent être de tous genres, mais le genre n’est pas différent de n’importe quelle autre caractéristique de la personne.

Pour montrer à quel point c’est absurde, remplaçons le genre par une autre caractéristique, par exemple la couleur des yeux. Jean, tu as les yeux verts, et tu es en relation avec Maud. Pour autant, Maud peut aussi potentiellement être attiré par des personnes qui ont les yeux bruns, noirs, bleus ou autre. Pourtant, tu ne vas pas être jaloux ou te sentir menacé par toutes les personnes qui ont des yeux différents des tiens sous prétexte qu’als pourraient plaire à Maud. Et idem, Maud ne va pas être considéré comme une obsédée parce qu’elle peut potentiellement être attirée par des personnes aux yeux de couleurs variées.

Pourtant, on pourrait croire que la possibilité de vivre des relations hétéro simplifie la chose par rapport aux gays et aux lesbiennes, non ?

Pas forcément. D’abord parce que nous ne sommes pas des gays et des lesbiennes, mais précisément, nos orientations sont souvent invisibilisées. Par exemple un homme qu’on voit avec une femme est présumé hétéro, un homme qu’on voit avec un homme est présumé homo, alors que l’un comme l’autre pourraient être bi ou pan. Mais cela ne se voit pas, donc les gens ne savent pas que cela existe, ou en tout cas ne l’intègrent pas, cela reste abstrait, et cela peut être source de beaucoup de confusions et d’incompréhension douloureuse. (Cela gêne aussi notamment la représentativité dans la fiction.) La solution la plus simple est tout simplement de s’abstenir d’attribuer une orientation sexuelle aux gens si als ne la revendiquent pas explicitement.

Ensuite, de la part de la société hétéronormative, cela crée une injonction à la normalité hétérosexuelle : “T’as qu’a te mettre avec un homme (pour une femme) / avec une femme (pour un homme), ca sera plus facile et ca fera moins chier tout le monde”. C’est notamment un argument qui a été utilisé pour refuser des demandes d’asile de personnes bies ou pan venant de pays où l’homosexualité est criminalisées. Mais c’est abusif de demander à quelqu’an de renoncer à une relation en raison du genre de l’autre personne parce qu’al pourrait se mettre avec quelqu’an d’autre d’un autre genre : c’est exactement comme si vous étiez en relation avec quelqu’an et qu’on vous disait de casser parce qu’al a la mauvaise couleur de peau, la mauvaise religion, le mauvais milieu social, etc. tout cela existe mais c’est abusif et discriminant. Ce n’est pas différent pour le genre

Enfin, inversement, les bi/pan qui sont dans des relations hétéro (ou qui ne sont pas out et ne montrent que leurs relations hétéro) encourent souvent le rejet ou les reproches de la part de certans membres de la communauté LGBT, qui peuvent les considérer comme des “traîtres à la cause” qui l’ont facile en se faisant passer pour hétéro. Alors qu’un coming out est presque toujours difficile, que la situation et chaque personne est unique, et qu’al est à tout le moins indélicat de les juger à cette aune.

Bi’Cause

On dirait qu’il y a du boulot pour combattre tous ces préjugés. Tu nous as dit que tu étais dans une association Bi et Pan ?

Oui, on s’appelle Bi’Cause, et on se définit comme une association Bi, Pan et +. J’en fais partie depuis environ 2 ans, et j’ai eu l’honneur d’en avoir été élu à la co-présidence depuis un peu moins de deux mois.

D’accord, tu peux nous en dire un peu plus ?

Bi’Cause a été crée en 1997, il y a bientôt 22 ans. Au départ, l’association a été constituée notamment par des femmes bies qui avaient été rejetées par un groupe de lesbiennes qui se réunissaient à ce qui était à l’époque le Centre Gay et Lesbien de Paris, pour lutter pour la reconnaissance de l’orientation bisexuelle (“association pour la cause bisexuelle”). Depuis, la “cause bisexuelle” a fait du chemin, au moins au sein du milieu LGBT+, nous sommes membres actiz de l’Inter-LGBT et du Centre LGBT Paris-IdF, et on s’est redéfinis il y a quelques années comme “Association Bi, Pan et +” pour intégrer la pansexualité et d’autres thématiques qui nous tenaient à coeur.

Et donc quelles sont vos activités ?

On trois axes récurrents :

  • Santé et bien-être :
    • Nous accueillons des personnes bi, pan, en questionnement, etc. pour répondre à leurs questions et les soutenir, y compris des personnes en situation de détresse (rejetées par leur famille, etc. ou participation à des demandes d’asile) pour lesquelles nous travaillons en collaboration avec d’autres associations. Nous organisons aussi un groupe de parole sur la bisexualité et pansexualité.
    • Nous avons des activités de prévention IST : nous éditons notamment un manuel de prévention (disponible au Centre LGBT) et intervenons dans des soirées, en particulier celles particulèrement destinées à un public bi/pan.
  • Accueil et convivialité : nous organisons des évènements récurrents de convivialité et de réflexion.
    • Bi’Causeries : les 2e et 4e lundis de chaque mois, soirées débats autour d’un thème et/ou avec une association ou an intervenanx invitæ. C’est ouvert à touz, vous trouverez le programme sur notre site ou notre page Facebook.
    • Bi’envenue : soirée/apéro conviviale, elle aussi ouverte à touz, le dernier jeudi de chaque mois
    • Dîner BIP (Bi Important People) : le troisième vendredi du mois, en priorité pour les membres.
  • Militantisme : Nous luttons contre la bi/panphobie et les LGBTphobies en général, soutenons les personnes qui en sont victimes. Nous produisons aussi des contenus, manifestes et prises de position sur divers sujets en lien avec nos combats, participons à des évènements inter-associatifs, intervenons parfois dans les médias, etc.

En sus de ces activités régulières, nous participons aussi à de grands événements annuels, comme la Marche des Fiertés (29 juin cette année), et la Journée Internationale de la Bisexualité (23 septembre) qui est l’occasion d’une marche que nous co-organisons (dimanche 22 septembre cette année).

Association Bi, Pan et +, ça veut dire quoi le + ?

Ca veut dire que même si la bisexualité et la pansexualité sont au coeur de notre activité, on s’intéresse également à d’autres thématiques qui leur répondent. C’est en particulier le cas de l’asexualité, c’est à dire “le fait de ne pas ressentir d’attirance sexuelle pour autrui” (définition AVEN-Fr) Même si on est pas dans le champ de la bi/pansexualité, c’est une orientation non-monosexuelle. L’asexualité (les ace) a ses propres problématiques de rejet. Elle est souvent confondu avec le célibat (qui est une situation relationnelle, choisie ou non, et non une orientation), ou bien pathologisée (les aces sont vus comme malades). Plus généralement als souffrent de l’injonction sociale au sexe. De la même facon, al existe aussi des personnes aromantiques, qui n’ont pas de désir romantique et sont également stigmatisées (als se font sans arrêt expliquer qu’als n’ont pas trouvé “la bonne personne” alors que ce n’est pas le problème, et qu’al n’y a pas de problème). L’asexualité et l’aromantisme ont maintenant leurs propres associations militantes (AVEN-fr et AVA pour l’asexualité, @robase pour l’aromantisme).

Aussi, on s’intéresse à la non-binarité de genre : c’est une thématique qui fait écho avec nos définitions de bi/pan qui revendiquent une forme de non-binarité d’orientation sexuelle : de la même façon qu’on refuse un “choix” forcé hétéro/homo, les personnes non-binaires refusent d’être catégorisées dans une binarité homme/femme dans laquelle. Ce sont des sujets bien distincts mais ils se répondent, des membres concernæs aussi.

Plus largement nous sommes alliæs sur de nombreuses luttes concernant la transidentité; ce n’est pas le sujet de l’asso mais pas mal de nos membres sont concernæs et nous avons des liens étroits avec plusieurs assos trans.

OK, autre chose à ajouter par rapport à Bi’Cause

Simplement qu’on est une association inclusive et ouverte à touz. Quand je suis arrivæ à Bi’Cause il y a 2 ans, j’étais en questionnement sur mon orientation, et je ne connaissais absolument rien du milieu LGBT+ parisien, j’avais une certaine appréhension, et je n’avais aucune idée d’où je mettais les pieds. J’y ai trouvé – entre autres – de l’amitié, du soutien, et des belles personnes qui voulaient partager en toute simplicité; c’est à cela que je suis attaché et que je m’attache maintenant à essayer de transmettre. Donc n’hésitez pas à venir nous voir, même si vous ne vous définissez pas comme bi ou pan. On a des membres bi, des membres pan, mais aussi des membres qui se définissent comme homo, hétéro, ace, et aussi des membres qui ne se définissent pas – on utilise toutes ces étiquettes car elles aident beaucoup de gens, mais il n’y a pas d’obligation ou d’injonction à définir son orientation.

J’en profite pour revenir sur les définitions de la bisexualité et de la pansexualité que nous proposons : il s’agit bien d’une simple proposition de notre part, qui répond à une réalité et à un besoin pour certans de nos membres. Ces définitions n’ont aucune valeur normative ou universelle, et vous n’avez pas à les adopter pour venir nous voir.

Bref, n’hésitez pas à venir à nos évènements ou à nous contacter, on sera raviz de vous voir ou de discuter avec vous !

Références et liens