agecritique@gmail.com

Interview : Scepticisme scientifique, zététique · esprit critique

Interview : Scepticisme scientifique, zététique · esprit critique

Marc, qui es-tu ?

Alors je suis avant tout un assoiffé de connaissances. Un curieux de tout, et ce depuis tout petit. J’aime beaucoup les fictions, et encore plus la science-fiction, mais j’ai aussi une envie profonde de savoir le vrai, et donc une attirance plus particulière pour l’histoire et les sciences.

Et au fil des mes découvertes, je me suis vite rendu compte, qu’il y avait des connaissances … qui n’en étaient pas vraiment. Voir pas du tout. J’ai donc très tôt, vers l’âge de 12 ans je pense, développé une méfiance, un esprit critique, vis-à-vis des discours des adultes, et même de mes lectures. Il fallait faire le tri. Et au début, je n’avais pas forcément les bonnes méthodes, que ce soit pour moi-même, ou pour en parler avec les autres.

Avec l’arrivée d’internet, car oui j’ai d’abord grandi sans internet, j’ai pu accéder à davantage de contenus dits « sceptiques », et même rejoindre tout une communauté de personnes partageant les mêmes centres d’intérêt et la même volonté de vigilance, d’esprit critique. C’est ceux que j’appelle les « sceptiques » …

Est-ce que tu pourrais nous définir rapidement ce que tu entends par esprit critique ou scepticisme ?

Rapidement, c’est difficile mais je vais essayer. En fait, dans la communauté sceptique à laquelle j’appartiens, on peut trouver différents termes ou expressions qui désignent soit la communauté, soit les activités que l’on pratique, ou encore la discipline intellectuelle, la philosophie, qui nous rassemble. Et tous ces termes sont souvent polysémiques, pas acceptés par tout le monde, et pas tous strictement équivalents.

Alors, Jean, je te propose d’essayer de faire le tour des principaux, et de te donner la compréhension que j’en ai, moi, et ça nous permettra de ne pas trop mal cerner le sujet, je pense.

Alors, commençons par le terme sceptique, puisque tu te présentes comme étant un sceptique, c’est ça ?

Oui, tout à fait, je suis un sceptique. C’est le terme que j’ai fini par adopter. Je me considère comme étant un sceptique, membre de la communauté sceptique francophone.

Alors, déjà, ce terme a malgré tout un défaut. Et comme c’est le cas de tous les termes utilisés, il a bien fallu que j’en retienne un. Je vous dirai pourquoi celui-là en conclusion de ce tour d’horizon.

Son défaut, c’est que dans le langage courant, quelqu’un de sceptique, c’est quelqu’un qui ne croit à rien de ce qu’on lui dit, qui rejette un peu trop tout de manière dogmatique, quel que soit les arguments qu’on lui présente. Pourtant, dans un autre sens du terme, celui que j’utilise, un sceptique, idéalement, n’est pas quelqu’un d’aussi fermé que cela. Il essaye de rester ouvert aux idées nouvelles.

Ouvert mais pas trop non plus. Pour mieux illustrer l’attitude sceptique, je vais reprendre une illustration souvent employée, mais qui me parle beaucoup. Les auditeurs peuvent en voir une version dans le deuxième épisode de la chaîne Hygiène Mentale, chaîne que je leur recommande vivement s’il ne la connaisse pas encore.

Imaginons que quelqu’un me dise « chez moi j’ai une grenouille ».

Certes, ce n’est pas ce qu’il y a de plus courant comme animal de compagnie, mais bon, à moins que cette personne m’ait souvent menti par le passé, comme ce n’est pas non plus un truc extraordinaire, du jamais vu, honnêtement, je vais la croire sur parole.

Et puis après tout, même si c’est faux, ça n’a aucune conséquence sur ma vie. Ni ma santé, ni mon compte en banque et encore moins le reste de la société. Bref, il n’y a aucun enjeu. Il a une grenouille chez lui, pff, la belle affaire.

Maintenant, s’il me dit « Chez moi, j’ai une grenouille qui parle ».

Là comme ça, a priori, je vais être sceptique. Et je vais d’abord douter. Douter, ce n’est pas forcément nier ce que m’affirme cette personne. Mais bon disons que, moi, je suis particulièrement passionné par les sciences physiques et naturelles, surtout quand elles nous surprennent, et malgré cela, je n’ai jamais entendu parler de grenouille qui parle. C’est donc ce qu’on appelle entre sceptiques une affirmation extraordinaire. Alors, elle n’a pas forcément une conséquence majeure sur ma vie. Mais tout de même, si c’est vrai, ce serait un événement majeur en matière de biologie animale.

Je ne vais donc pas immédiatement le croire. Et si mon interlocuteur ne me présente aucune preuve convaincante ‒ comme par exemple … m’inviter à passer voir sa grenouille, ce serait déjà un bon début – je vais raisonnablement me contenter de ne pas y croire. Un simple témoignage ne me suffit pas pour revoir ma conception des capacités de langage d’une grenouille.

Voilà très schématiquement en quelque sorte ce qu’est un sceptique. Ce n’est ni quelqu’un qui est prêt à croire toute nouvelle idée ou information, ni quelqu’un qui rejette systématiquement toute idée ou information nouvelle. On dit souvent qu’il pratique l’art du doute, et dans cette expression, le mot art est très important. Il ne s’agit pas de douter pour douter, au point de ne jamais être capable de conclure, au point de s’acharner à douter de la moindre banalité. Rappelez-vous de ma première situation : « Chez moi, j’ai une grenouille ».

Il s’agit d’un doute méthodique, raisonnable, qui permet éventuellement au sceptique d’être prêt à modifier sa représentation du monde … à condition de disposer de preuves convaincantes. On appelle aussi cela faire preuve d’esprit critique, ou encore d’avoir une pensée critique.

Mais là encore, le mot critique a un défaut. Il ne s’agit pas de critique au sens courant du terme, il ne s’agit pas de critiquer pour dénigrer ce qui est affirmé, mais plutôt d’analyser les raisons, les faits, les raisonnements et leur solidité, pour évaluer la fiabilité d’une information nouvelle.

Ce que l’on entend aussi souvent comme terme, c’est le terme zététique. Qu’est-ce que c’est ?

Ah la zététique. Déjà, je voudrais souligner que c’est un terme qui est utilisé quasi exclusivement par les sceptiques francophones. C’est Henri Broch, un physicien français, qui a relancé son utilisation en 1998. En fait, ce mot existait auparavant, et n’avait pas forcément grand-chose à voir avec ce qu’il désigne aujourd’hui.

On peut comprendre les motivations d’Henri Broch dans une interview disponible en ligne dont je donnerai le lien sur le site du podcast.

Broch cite une étude de 2001, qui nous apprend qu’un européen sur 4 pensent que c’est la terre qui est au centre de l’univers, et que tous les autres astres tournent autour. 1 sur 4. Face à ce fait inquiétant, il lui paraît important de renforcer la place des connaissances scientifiques et techniques, afin qu’elle fasse partie de la culture de tout un chacun. Et pour cela, il pense qu’il faut mieux faire connaître ce qu’est la science et qu’il est au final plus facile de faire comprendre ce qu’elle est en montrant ce qui n’en est pas, en apprenant à distinguer la science de la pseudo-science.

De là, la zététique s’est longtemps intéressée à l’analyse de phénomènes prétendument paranormaux, qui peuvent être présentés par certains comme étant scientifiquement établis. Par exemple des magnétiseurs, des sourciers, des voyants, des astrologues, revendiquent que leur discipline est scientifique et que leurs capacités sont réelles.

Avec Gérard Majax, célèbre illusionniste français, il a créé le défi zététique international. Ils proposaient une somme importante pour quiconque ferait une démonstration, dans des conditions expérimentales contrôlées, d’un phénomène paranormal. C’est une version française du One Million Dollar Paranormal Challenges que propose James Randi, un sceptique et illusionniste nord-américain.

Aucun de ces défis n’a jamais été réussi avec succès.

Et donc la zététique, c’est d’abord une discipline d’initiation à la démarche scientifique, à travers l’investigation scientifique des phénomènes réputés paranormaux.

Ce qui je trouve personnellement surprenant, c’est que ce qui n’était qu’un support pédagogique, support qui peut prêter à sourire pour certains, fait encore l’objet de controverses parfois violentes. En fait, le paranormal, est également un sujet d’étude et de débats en soit.

Pour finir, il faut dire que ceux qu’on nomme par abus de langage les zététiciens, s’intéressent maintenant à un panel de sujet bien plus large. Il y a par exemple de nombreux sujets en lien avec des débats de société dans les domaines de la santé et de l’environnement, qui sont de fait des domaines où la science est très souvent méconnue, pour ne pas dire bafouée, dans le débat public.

Justement, avant d’aborder les enjeux du scepticisme dans la société, parlons un peu du rapport entre le scepticisme et la science.

Je vais essayer de ne pas trop m’étendre, mais je trouve qu’il important de vous parler des acceptions du mot science telles que les présente Guillaume Lecointre, un sceptique spécialiste français de la théorie de l’évolution.

Sa première acception nous dit que la science c’est l’ensemble des résultats et des connaissances à une époque donnée. C’est tout ce que l’on sait grâce … à la science. Dans la deuxième, il présente la science comme étant une communauté avec ses institutions. La science se composent alors des scientifiques, des universités, des académies, des agences sanitaires et bien d’autres.

Sa troisième consiste à dire que la science, ce sont les applications techniques, les technologies, comme celles avec lesquelles nous enregistrons aujourd’hui et grâce auxquelles vous nous écouterez.

Et enfin, la quatrième acception donnée par Lecointre consiste à définir la science en tant contrat d’explication collective et rationnelle du monde réel. Dans cette dernière acception, la science c’est donc avant tout une démarche collective, avec des règles, qui permet d’expliquer le monde matériel dans lequel nous vivons.

Alors dans toutes ces versions, il y a des liens entre le scepticisme et la science.

Face à certaines affirmations extraordinaires, les sceptiques chercheront les connaissances disponibles, à voir si des études scientifiques publiées corroborent ou non ce que l’on nous dit.

Et comme elles peuvent être nombreuses, et contradictoires, nous nous en remettrons, s’il existe, au consensus qui prévaut au sein de la communauté scientifique qui travaille sur le sujet questionné. Ce consensus peut être formalisé par des institutions, et rendu accessible dans des rapports ou des recommandations.

L’existence des nombreuses applications techniques nous servent essentiellement à rappeler à ceux qui contestent la science, que la science, ça marche. Toutes ces applications sont les preuves bien tangibles de l’efficacité de la science, même si en effet toutes ces applications ne sont pas toujours positives.

Pour finir, lorsqu’on examine la qualité d’une preuve, d’une étude, on va vérifier si elle est conforme à la méthode, à la démarche, et donc à ce contrat d’explication collective et rationnelle du monde réel. Et pour ceux qui font de la zététique dans des associations comme l’Observatoire zététique, c’est la démarche qu’ils utilisent pour établir des protocoles et réaliser des expériences qui tiennent la route.

Et c’est bien cette dernière formulation qui correspond vraiment à ce qu’est la science. Elle est la meilleure façon avec laquelle l’humanité, plus précisément la communauté scientifique, produit des connaissances, qui peuvent pour certaines déboucher sur des applications dans notre quotidien.

Certes, ce ne sont pas les mêmes méthodes concrètes de travail quand il s’agit de tester l’efficacité d’un vaccin que lorsqu’il s’agit d’étudier les particules élémentaires de la matière ou les prétentions d’un télépathe.

Il a cependant des fondamentaux communs à toute activité scientifique. Et je vais terminer de répondre à cette question en évoquant un de ces fondamentaux.

C’est le scepticisme sur les faits, le scepticisme scientifique, qui est un des piliers du contrat du chercheur. Tout chercheur doit être capable de douter, et de douter avant tout de lui-même. Il doit être prêt à se conformer aux preuves que sont les résultats des expériences, quel qu’en soit les conséquences sur ses idées préconçues, sur ce qu’il s’imaginait trouver dans son travail de recherche.

Il y a donc une forte adhérence entre scepticisme et science, et pour la résumer, je dirais que la science repose en partie sur le scepticisme, le scepticisme scientifique, et que le scepticisme dont je me revendique, et qu’on peut appeler zététique, c’est la conjonction de la science et de l’esprit critique.

Et donc finalement, pourquoi as-tu choisi de retenir le terme de sceptique ?

Alors comme je le disais, le terme zététique est quasi-exclusivement francophone, et sans que je puisse vraiment t’expliquer pourquoi, sa sonorité évoque à beaucoup un nom de secte. Les mots qui commencent par un z, on ne doit pas être habitué, sans doute. Ce qui fait donc deux défauts majeurs pour ce terme.

Certains vont aussi se dire aussi rationalistes, le rationalisme mettant la raison et la logique au-dessus de tout. Alors, la validité des raisonnements est essentielle dans la démarche sceptique, toutefois, dans la définition du rationalisme, il manque pour moi le rapport au monde matériel qui nous entoure ; et donc à la science et à l’expérimentation. Et de fait, il existe de nombreuses personnes se présentant comme rationalistes et qui contestent certains fondamentaux de la démarche scientifique.

On pourrait aussi parler de cartésianisme, d’esprit cartésien, et il est vrai qu’à la base, on trouve chez Descartes une philosophie qui allie cette fois la raison et la science.

Cependant, il existe dans cette philosophie et chez Descartes un certain nombre de positions critiquables qui rendent cette référence problématique et je ne vais pas m’étendre plus que cela.

Bref, le terme sceptique n’est pas parfait non plus, je l’ai dit, mais il présente tout de même un avantage, c’est sa dimension internationale. Son équivalent anglophone, « skeptics », est largement employé à travers le monde.

Bien. Je pense qu’on en a assez du côté du vocabulaire là. Je voudrais maintenant te demander en quoi adopter une démarche sceptique est utile à la société ?

David, Maud, Alex, Jean, Adrien, il faut que je vous dise quelque chose d’important. Je pense, profondément, que nous en sommes … à un âge critique.

[Vous avez le droit de rire à cette instant exagérément solennel et dramatique]

Mais en fait, je ne plaisante pas. Je suis conscient qu’il existe de très nombreux critères objectifs qui tendent à démontrer qu’à de très nombreux égards, l’humanité ne s’est jamais aussi bien portée. Et pour vous en convaincre, si vous êtes de ceux qui pensent que c’était mieux avant, je vous invite d’urgence à aller voir la page Facebook “Science Pop”. En tout cas, moi c’est quelque chose qui me parle vraiment. Vous y trouverez entre autres une série d’infographies, avec l’hashtag pasmieuxavant. Il y en a déjà plus de 30, et c’est vraiment très instructif, foncez.

Donc, je suis donc conscient que, sur de très nombreux sujets, sur énormément de sujets, ce n’était pas mieux avant. En revanche, j’ai de plus en plus de doutes sur le fait que ce soit mieux demain. Il y a de nombreux sujets d’inquiétudes, et vous avez déjà évoqué au cours des épisodes précédents, indirectement, le réchauffement climatique qui pour moi est un des faits majeurs de cet âge critique que nous traversons.

Je voudrais cependant brièvement vous parler d’un autre sujet d’inquiétude, qui pour moi est tout aussi préoccupant, et qui pourrait justement faire que l’humanité rate le passage de cet âge critique.

Je vais encore une fois faire référence à une figure de proue du mouvement sceptique contemporain francophone, en vous parlant de Gérald Bronner, et de ce qu’il nomme la démocratie des crédules ; qui est aussi le titre d’un de ses livres.

D’après lui, et il m’en a convaincu, nous vivons avec l’arrivée d’internet, une révolution sur le marché des idées. Avant internet, pour qu’une idée ou une information puisse se diffuser à grande échelle, soit elle passait un certain nombre de filtres pour être relayée par les médias classiques, journaux, radio, télévision, soit elle était condamnée à être réduite à quelque chose de très sommaire, peu argumentée, pour qu’on puisse se la répéter de proche en proche, de mémoire, comme une rumeur.

Alors ce système n’était pas parfait non plus, mais de fait, il limitait énormément la possibilité de diffuser des idées loufoques ou des discours complotistes élaborés.

Aujourd’hui, il n’y a plus aucun filtre de ce genre sur internet. Il s’est produit ce que Bronner appelle donc une révolution du marché cognitif sur ce grand marché dérégulé qu’est internet. Tout le monde peut y exprimer tout et n’importe quoi, et par des partages ou des copier-coller, c’est diffusé intégralement, sans être limité par notre mémoire humaine.

Et les sceptiques ne sont pas à leur avantage sur ce marché, ce qui s’explique en partie par la loi de Brandolini. Cette « loi » nous apprend qu’il suffit de quelques secondes à quelqu’un pour lancer sur le net des affirmations inquiétantes, alors qu’il faudra à un sceptique des heures d’analyse, de recherche de sources, de diplomatie aussi, pour convaincre que tout cela était faux.

Les dés y sont en quelque sorte pipés entre ceux qui diffusent, intentionnellement ou en y croyant, des théories complotistes, des fakes news, de la désinformation, et ceux dont je fais partie qui tente de faire le tri, et d’apprendre à tous à le faire.

En ce qui me concerne, je vois ce phénomène prendre de l’ampleur depuis des années, par exemple en ce qui concerne les vaccins, et je constate à quel point cette démocratie des crédules prend de l’ampleur, domine, et peut avoir des conséquences dramatiques, individuellement et collectivement.

Bref, je vous recommande vraiment de lire La démocratie des Crédules, ou au moins d’en voir une conférence sur YouTube, je donnerais des liens.

Gérald Bronner appelle à une militance des personnes de raison, des sceptiques, pour contrer ce phénomène, et j’essaye d’y apporter ma contribution. C’est ce qui m’a décidé à davantage m’engager dans le mouvement sceptique, notamment à travers les Skeptics in the Pub Paris dont je suis un des co-organisateurs.

Les Skeptics in the Pub ? Mais qu’est-ce donc ?

Alors tu as pu assister à quelques-uns, Alex aussi, Maud aussi, et Adrien a également participé récemment à celui où nous recevions le célèbre Pharmachien, un sceptique du Québec.

Donc nous organisons une fois par mois, dans un pub restaurant de Paris, une conférence sur un thème sceptique, avec une personne qui maîtrise le sujet en question, voir qui travaille sur le sujet. On mange, on boit un coup, on rencontre d’autre sceptiques, on écoute la conférence, on a des échanges avec l’intervenant, qui s’efforce de répondre à nos questions et on diffuse tout cela en direct sur le net.

C’est un moment à la fois convivial et enrichissant.

On va progressivement mettre en ligne les conférences qui ont été enregistrées, je vous donnerai les références quand ce sera fait.

Pour y participer et être informé des conférences à venir, il faut nous contacter par mail sur paris.sitp@gmail.com.

Jean, tu es le bienvenue quand tu veux.

Dernière question : où se renseigner sur tous ces sujets ?

J’ai cité pas mal de monde, volontairement, pour vous donner quelques références déjà. Je donnerai un maximum de liens sur le site du podcast.

Il y a le groupe Facebook Zététique dont je suis un des modérateurs qui peut vous intéresser aussi. Côté livres, je vais glisser un petit coup de cœur pour le livre de Florian Gouthière, « Santé, science, doit-on tout gober ?», qui est une très bonne introduction sur ces sujets (et notamment sur la question “comment se fait-il qu’il y ait tant de trucs faux qui échouent dans les livres qu’on nous fait lire”) ; un livre un peu gros, mais qu’on n’est pas obligé de lire de façon linéaire… et faire comme moi, en picorant les chapitres !

Et je citerai pour finir le « Petit cours d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon, qui est une référence pour moi, et qui en plus est drôlement bien illustré par Charb.

Ce qui m’amène à conclure sur une dernière définition du scepticisme. C’est de l’autodéfense intellectuelle contre tout ce qui pourrait nous induire en erreur, les autres et nous-même, le tout pour conserver une bonne hygiène mentale.

Références qui sont cités dans l’interview :

Épisode 2 d’hygiène mentale avec l’exemple de la grenouille qui parle : https://www.youtube.com/watch?v=wtJwVZGuiOY

Pourquoi la zététique, interview de Henri Broch :

Les 4 acceptions de la science par Guillaume Lecointre :

Les quatre piliers du contrat scientifique par Guillaume Lecointre :

http://www.snes.edu/IMG/pdf/science_us_mag_725-2.pdf
Le site de l’association « Observatoire zététique »
http://www.zetetique.fr/

Conférence sur la démocratie des crédule par Gérald Bronner :

Adresse mail du Skeptics in the Pub Paris :

paris.sitp@gmail.com

Le site du Pharmachien : http://lepharmachien.com/

Le groupe zététique sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/zetetique/

« Santé, science, doit-on tout gober ? », par Florian >Gouthière

« Petit cours d’autodéfense intellectuelle » par Normand Baillargeon
https://www.amazon.fr/Petit-dautodéfense-intellectuelle-Normand-Baillargeon/dp/2895960445/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1544386177&sr=1-1

Autres références, non-citées, que je recommande :

Chaîne de « La Tronche en biais » :
https://www.youtube.com/channel/UCq-8pBMM3I40QlrhM9ExXJQ

Le blog « La théière cosmique » :
https://theierecosmique.com/

Le site de l’AFIS :

https://www.pseudo-sciences.org/

Le site des Sceptiques du Québec :

https://www.sceptiques.qc.ca/

Le ballado Scepticisme Scientifique :

https://www.scepticisme-scientifique.com/

Une méta référence qui reprend tout ça, et plus :

http://laelith.fr/Zet/Galaxie-Sceptique-Francophone/